Crasse-Tignasse

d’après Pierre l’Ébouriffé du Dr Heinrich Hoffmann traduit par Cavanna

Un manifeste du parfait désobéissant – Crasse-Tignasse est un recueil d’histoires d’enfants pas sages.

Elles composent un univers à la fois drôle, poétique et faussement naïf.

De réjouissantes leçons de morales, saugrenues et cruelles à souhait, pour rire et jouer à avoir peur. Une création pour dire que toute éducation doit être guidée par notre instinct de liberté et se nourrir de nos propres expériences.

Un spectacle tiré du livre illustré pour enfants le plus célèbre d’Allemagne « Der Struwwelpeter » écrit en 1844.

Il est joué dans une traduction moderne de Cavanna, célèbre caricaturiste à Charlie-Hebdo.

« As-tu vu comme il est laid ? Pouah, Crasse-Tignasse, pouah ! »

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Adaptation et mise en scène : Gautier Vanheule
Avec : Mélissandre Fortumeau et Félix Verhaverbeke
Décoration : Frédérique Bertrand

JEUNE PUBLIC, à partir de 6 ans

Pour la « Fabrique de Théâtre«  le théâtre pour enfants est un espace où s’inventent de nouvelles écritures scéniques. Les histoires cocasses et drolatiques du Dr Hoffmann sont ici le matériau du jeu et de la recherche. Avec cette fois-ci une dimension interactive inédite, car les jeunes participants du stage seront intégrés aux représentations.

Une création de la « Fabrique de Théâtre » réalisée avec le soutien du Département du Pas-de-Calais, la Région Hauts-de-France, la Ville de Marquise, le Théâtre Octobre et en partenariat avec le Théâtre du Millénaire/CCA de La Madeleine.
Spectacle aidé à la diffusion par le Département du Pas-de-Calais.

L’humour a froid du Struwwelpeter si pédagogiquement incorrect, avec la main tranchée de l’enfant qui suce son pouce ou la petite Pauline, devenue torche humaine pour avoir trop joué avec le feu du briquet paternel, ravit et interroge André Breton, le théoricien du surréalisme. Il voit dans ces prises de risque l’éloge d’une forme d’audace dont la culture hexagonale lui semble manquer cruellement.

Avec sa morale en trompe-l’œil, le lecteur ne peut attendre ni conseil, ni injonction moralisatrice. À la fin du récit, rien ou presque ne vient élucider le projet de départ : les enfants s’envolent, disparaissent sous la table, brûlent ou maigrissent jusqu’à n’être plus que le fruit de notre imagination, tout semble n’avoir été qu’un caprice, la conséquence incompréhensible d’une curiosité sans limites…

Les thèmes de la maladie mentale, de l’enfance et d’un humour décalé, légèrement tendancieux sont des thèmes qui lient profondément, a un siècle de distance, l’auteur du Struwwelpeter et celui qui écrivit le Manifeste du surréalisme. André Breton fera même un clin d’œil à l’espiègle garnement en le citant clans le Catalogue de l’exposition surréaliste de la galerie des Beaux-Arts de Paris, en janvier 1938. Et il fera très tôt du thème de l’enfance sauvegardée dans l’esprit de l’adulte un thème de prédilection du Surréalisme.